Histoire - Genèse des Domaines Van Aalderen

Aussi loin que l’on se souvienne, le voyage fait partie de nous : on voyage tout d’abord avec ses parents, puis avec la vie. Au début, on rencontre des gens, on croise des foules. Au fil du temps, on devient exigeant sur la qualité de ces rencontres, des échanges, et, un jour, vos pas vous mènent vers un lieu d’apparence quelconque, anodin, mais toutefois bucolique, presque romantique. Ce lieu a une âme, un charme qui distille ses parfums parcimonieusement, comme pour se protéger, se préserver, mieux se mériter. C’est en ce lieu protégé, un peu caché, que se sont développés des terroirs francs, forts, qu’un vigneron nommé Walter, a exaltés. C’est à Nizas que ce vigneron s’est un jour arrêté.

En 1982, après de brillantes études secondaires et alors qu'il s'oriente vers un cycle d'études supérieures de chimie aux Pays-Bas, le "jeune" Walter décide que sa vie se déclinera autrement, sous le signe du vin, et quitte son "plat pays" en quête d’aventures vinicoles… Le hasard de sa route le mènera au cœur du vignoble alsacien, à Husseren (8 km SW de Colmar), où il trouve refuge au sein de la maison Kuentz-Bas, dépositaire centenaire des savoir-faire d’une grande tradition de vins de haute qualité. Pendant deux ans, simple ouvrier agricole, 12 à 15 heures par jour, il trime, il presse, il taille, il apprend la vigne, le vin… et le français. Sûr de sa route et fort de sa nouvelle langue, il étudie l’œnologie à Dijon de 84 à 88. Là, notre "Candide" des temps modernes rencontre sa "Cunégonde", sa charmante épouse Nadine, qui ne le quittera plus, pas plus que lui ne quittera le berceau des vins de France.

Après 5 ans d’errance qui le conduiront de la Californie à Arles en passant par les coteaux d’Aix et de Cassis, il pose son sac en 1993 à Nizas où une place de régisseur d’un domaine de 75 hectares l’attend. Le terroir qu’il découvre alors ressemble au jardin qu’il veut depuis toujours "cultiver". Parallèlement à son travail de régisseur, il acquiert en 93 sa première parcelle de vigne : 55 ares sur un coteau villafranchien exposé Sud-Ouest planté de Cabernet, un terroir chaud qui porte le doux nom de Cisso, à base duquel il crée en 1994 la première cuvée d’un des nectars qui aujourd’hui égaillent nos palais et réjouissent nos papilles.

En 1997, il décide de travailler pour lui. Son association amicale avec Michel, un viticulteur nizaçois, lui permet d’avoir accès à une cave familiale centenaire qui est alors réhabilitée. Aujourd’hui, Walter Van Aalderen exploite 4,5 hectares autour de Nizas.

En 2005, il plante 4,5 hectares de vignes à l’Ouest de Gabian, au le lieu-dit Bouboulès, en limite de la zone géographique d’appellation "Faugères".

Jusqu’en 2011, il a travaillé ses vignes et élevé son vin seul, en père attentionné, avec amour et passion.

Sur les traces du père, le fils Paul, après un Master en œnologie obtenu à Montpellier et une première expérience professionelle en Nouvelle Zélande, est aujourd’hui aux commandes du domaine de Bouboulès, où il élève ses vignes et vinifie ses vins dans sa propre cave.

Voilà pourquoi il existe aujourd’hui deux domaines Van Aalderen.

Paul, jeune vigneron-œnologue marche donc dans le sillon tracé par son père et s’occupe plus particulièrement des vignes de Bouboulès tandis que Walter continue d'élaborer à partir des vignes de Nizas ses Cisso, Piffé et Gravas.


Texte écrit par Daniel, ami de la famille Van Aalderen